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Nicolas Ottawa

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ouin... euh... moi la... euh ouin... tk metton que... je pourrais etre moin claire pis c ca qui est ca.....
Movies, laisser livres, peintures et musique conduirent mon imagination et l'imagination conduire mon crayon, découvrir ce qu'il ya au-dela l'horizon. Nager dans des eaux calme sur un lac brumeux au au claire de Lune et au lever du Soleil... tout nu :P
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Zone Del'Zua de Tawa

Shake'n'Wake
November 13

L'amour commence lorsque l'on préfère l'autre à soi-même


" L'amour commence lorsque l'on préfère l'autre à soi-même, lorsqu'on
accepte sa différence et son imprescriptible liberté. Accepter que l'autre
soit habité par d'autres présences que la nôtre, n'avoir pas la prétention
de répondre à ses besoins, à toutes ses attentes, ce n'est pas se résigner à
l'infidélité à notre égard, c'est vouloir, comme la plus haute preuve
d'amour, que l'autre soit d'abord fidèle à lui-même. Même si cela est
souffrance pour nous, c'est une souffrance féconde parce qu'elle nous oblige
à nous déprendre de nous-mêmes, à vivre intensément cette dépossession
enrichissante : dans la plus amoureuse étreinte, c'est un être libre que
nous étreignons, avec tous ses possibles, même ceux qui nous échappent.

Etre capable d'accueillir en l'autre cela même qui éveille l'animale
jalousie, qui est signe d'amour-propre et non d'amour.

Cette communication est pleine de risques, mais les crises qu'elle engendre,
lorsqu'elles sont surmontées, sont la condition d'un double dépassement.

Rien n'est plus grand que ce partage de la véritable personnalité de chacun.
L'autre nous interpelle, fut-ce en nous heurtant, et même si le choc nous
brise, il nous oblige à renoncer à notre fermeture possessive, à devenir
autre par la révélation de l'autre.

Un amour qui n'est pas cette création continuée de l'un par l'autre, fut-ce
au prix des déchirements tragiques, est le contraire de l'amour. Nul n'est
digne de l'amour qui n'est capable de le conquérir dans une bataille de
chaque jour, contre toutes les jalousies stérilisantes, qu'elles se
traduisent par la brûlure du sexe, par la déréliction de l'absence, par les
blessures de la tendresse, par le doute sur la signification dernière de
notre engagement.

Qui n'est pas prêt à affronter tout cela n'est pas digne de l'amour. Tout au
plus sera t-il un fonctionnaire du sexe, un bureaucrate comptabilisant les
plaisirs parce qu'il n'a pas la force de vouloir la joie suprême : celle de
l'amour créateur."
 
Roger Garaudy	
"Parole d'homme"
"(extrait du chapitre consacré à l'Amour)
October 10

they came for me

 In Germany they first came for the Communists,

and I didn't speak up because I wasn't a Communist.

Then they came for the Jews,

and I didn't speak up because I wasn't a Jew.

Then they came for the trade unionists,

and I didn't speak up because I wasn't a trade unionist.

Then they came for the Catholics,

and I didn't speak up because I was a Protestant.

Then they came for me -

and by that time no one was left to speak up.
April 10

Litanie du Loup

"We humans fear the beast within the wolf
because we do not understand the beast within ourselves."
Gerald Hausman
 
 "How lonely is the night without the howl of a wolf."
Unknown
 
 "We have doomed the Wolf not for what it is, but for what we have deliberately and mistakenly perceived it to be.. the mythologized epitome of a savage, ruthless killer.. which is, in reality no more than a reflexed image of ourself."
Farely Mowat
 
 "To look into the eyes of a wolf is to see your own soul
- hope you like what you see."
Aldo Leopold
 
 "Anyone who has ever heard it when the land was covered with a blanket of snow and elusively lighted by shimmering moonlight, will never forget the strange, trembling wolf cry."
Unknown
 
 "The caribou feeds the wolf,
but it is the wolf who keeps the caribou strong."
Keewation Proverb
 
 "The gaze of the wolf reaches into our soul."
Barry Lopez
 
 
March 17

Sourire aux anges de Beb Phalip

Voici des poèmes de Beb Phalip

 

**********

La première violette d'infinie douceur à l'orée du printemps...c'est un ange

La beauté d'un grand ciel d'été...c'est un ange

Les sourires à partager...des anges.

L'ange n'a rien à donner,

il n'offre ni compassion, ni pitié, ni appitoiement.

Il offre la lumière du soulagement et la liberté du coeur

à  volonté...

 

**********

Un ange passe dans le silence de l'attente...

Effleurant nos incertitudes de l'aile du réconfort.

Alors, heureux, nous laissons à plaisir le sable s'écouler,

au tamis de la main-sablier.

L'oiseau du temps-ténèbre est devenu colombe

prodiguant paix, vie et solitude

au rêveur de chimères.

 

**********

 

Chaque vie est unique, chaque course est solitaire.

L'origine est flottement, l'aboutissement est la lumière.

Pourquoi sourire à l'imprévu du désespoir, ou verser les larmes de joie ?

Le coeur est émotion avant toute chose,

il reçoit le soleil et les orages de l'inéluctable course des jours.

Déployons-le aux quatre saisons de la vie

Pour que revienne l'éternel printemps.


 

**********

Un matin tout de bleu du ciel

est le premier sourire du monde.

Un retour au pays des songes,

quelques chants d'oiseaux,

la vingtième marche du Tao,

la transparence des choses...

Tout nous pousse vers la vie.

La vie du dedans comme celle du dehors.


L'enfant en nous s'émerveille,

l'ange est alors musique !

March 15

Unité du monde: la parabole de l'océan

 

"La conscience universelle est souvent compararée à l'océan: une masse fluide, indifférenciée, et la première phase de la création correspondrait à la formation de vagues.
Une vague peut être considérée comme une entité individuelle, et pourtant il est évident que la vague est l'océan, et l'océan la vague. Il n'y a pas de séparation ultime.

La phase suivante de la création serait une vague se brisant sur les rochers et vaporisant l'air de goutelettes d'eau, qui existeront en tant qu'entités individuelles pendant une courte période, avant d'être à nouveau avalées par l'océan. Ainsi, nous avons là des moments fugitifs d'existence séparée.

Mais imaginons maintenant de l'eau qui s'évapore et forme un nuage. Maintenant, l'unité originelle est obscurcie et cachée par une véritable transformation, et il est nécéssaire d'avoir une certaine connaissance en physique pour se rendre compte que ce nuage est l'océan, et l'océan le nuage. Pourtant, à la fin, l'eau du nuage va se réunir avec celle de l'océan sous forme de pluie.

La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparait complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s'est cristalisé à partir de l'eau du nuage qui, à l'origine, s'était évaporé de l'océan. On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d'un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l'océan, et l'océan le flocon de neige. Et pour se réunir avec l'océan, le flocon de neige doit abandonner sa tructure et son individualité; il doit subir une mort de l'égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source."


 

 

Extrait du livre de Fritjof Capra, "La Sagesse des Sages", qui réunit des dialogues avec des personalités de multiples domaines. Une brillante synthèse qui trace les contours d'une vision globale pour le 21è siècle.

February 10

simples citations

Dare to dream. Dare to try. Dare to fail. Dare to succeed.
Go ahead. I dare you!

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Vous m'offrez la cité... je préfére les bois, car je trouve, voyant les hommes que vous êtes, plus de coeur aux rochers, moins de bêtise aux bêtes.
(Victor Hugo)

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Qui ne sait que la nuit a des puissances telles,
Que les femmes y sont, comme les fleurs, plus belles.
February 07

just think about it

 
  • Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre

Johann Wolfgang von Goethe

  • Ce que je désire ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive.

La Bible, Ezéchiel, XXXIV, 2 et 3, trad. L. Segond

  • Le silence est l'élément dans lequel se forme les grandes choses, pour qu'enfin elles puissent émerger, parfaites et majestueuses, à la lumière de la vie qu'elles vont dominer.

Maurice Maeterlink

  • La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.

D.-H. Lawrence

  • L'homme n'emporte dans la mort que ce qu'il renonça de posséder dans la vie. En vérité, nous ne laissons ici qu'une écorce vide. Ce qui fait la valeur de ce trésor est en nous-mêmes.

Auguste de Villiers de l'Isle Adam


  • La vie vraie, réelle, se déroule spirituellement.

  • Regardez toujours dans la maison de cette création, et vous saurez comment vous devez ordonner votre vie sur la Terre!

  • Or, l'être humain ne peut jamais sérieusement vivre d'expérience que ce qu'il considère chaque fois comme étant la véritable mission de sa vie.


    Abd-ru-shin

January 27

Le Cercle

Je travail a la SPAQ (Service Parajudiciaire Autochtone du Quebec) et un de nos service est d'offrir les conseils des Aînés pour les detenus autochtones pour les aider dans un processus de guerison par la spiritualité amerindienne. Et j'ai trouver ce texte en fesant le menage a mon bureau qui parle du symbolisme du Cercle dans les nations autochtones. Le texte est peut-etre un peu long, mais combien enrichissant.
bonne lecture

Voici un extrait de l’autobiographie de Black Elk, illustre sage du peuple sioux ( tribu Oglala ) :

 

"Vous aurez sans doute noté l’influence primordiale du cercle dans la vie de Indiens. Cela tien du fait que les Forces de la Nature procèdent toujours de façon circulaire et que tout aspire a la rotondité. Lorsque, jadis, nous formions un peuple puissant et heureux, tout notre pouvoir nous provenais du cercle sacré de la nation. Tant et aussi longtemps que ce cercle reste fermé, nous avons connu la prospérité. Planté au centre, l’arbre en fleure, symbole vivant, était alimenté par les quatre quartiers du cercle. L’est donnait la pais et la lumière, le sud apportait la chaleur, l’ouest rependait la pluie et le nord, par son vent vif et froid, nous enseignais force et endurance. Cette connaissance venu de l’Au-delà, nous était transmise par notre religion.  Tout ce que produise les force de la nature épouse la forme du cercle. La Voûte est ronde, et j’ai entendu dire que la terre est sphérique telle une balle et toute les étoiles aussi. Quand il est a son plus fort, le Vent tourbillonne. Les nids des oiseaux sont circulaires parce que les oiseaux ont la même religion que nous. Le Soleil se lève et redescend en une ronde perpétuelle; la Lune en fait autant. Et les deux sont sphériques."

 

Même les saisons, dans leur cercle invariable, empruntent la forme d’un grand cercle et reviennent toujours a leur point de départ. La vie de l’homme n’y échappe pas non plus, traçant un cercle de l’enfance a l’enfance, et il en est ainsi pour tout ce qui se meut. Nos tipis étaient circulaire comme les nids d’oiseau et ils était toujours disposés en cercle, figurant le cercle sacré de la nation, un nid parmi bien d’autre ou le Grand Esprit avait prévu que nous élevions nos enfants.

 

Le symbole ou l’image du cercle, qui était de toutes les époque et de tout les cultures, a toujours occupé une place importante dans l’intelligence humaine. Pour l’Amérindien, dont la culture est transmise par la tradition plutôt que par les écrits, l’importance du cercle trouve son expression la plus féconde dans les pratique rituelles et dans les arts. Black Elk traduit puissamment la conception que l’Indien se fait du monde naturel et de l’action humaine que s’y déroule, en recourant a l’image unificatrice du cercle. Les vies des hommes et des femmes en tant qu’expression individuelles des Forces de la Nature, vont et viennent, emportées dans le mouvement in-interrompu du cercle. D’après cette conception, le sentiment qu’une personne a de son importance ou de sa place dans la nature peut grandire et se développer. A l’intérieure de la figure du cercle, chacun peut chercher et découvrire une manière de vivre qui soit pleine et conforme a son environnement.

 

            La culture traditionnelle des indiens des plaines recèle une méthode spécialement englobante qui leur permet de représenter le sens et l’essence même de la vie par l’image du cercle. Ce dernier, souvent appeler Cercle magique, est la parfaite représentation du mode de vie des peuple Indiens. Le Cercle magique ou le Cercle de l’univers, ou encore Cercle de vie, est une façon de comprendre toute les réalités du monde. C’est comme un miroir circulaire ou tout est réfléchie. (permettez moi une introduction : ça me fait penser a ce que Rudolf Steiner disait dans Le Sens de la Vie sur « l’émanation de Dieu dans l’humanité », le principe de « l’image-reflet »: Imaginez vous une sphère creuse dont les parois intérieures seraient des miroirs et en son centre, Dieu « Vous aurez alors une image de ce qu’est la divinité : un centre de volonté se reflétant de toute parts. Ce reflet est, en même temps, l’image de Dieu et de l’univers. Qu’est ce qu’un univers? Ce n’est rien d’autre que le miroir de la divinité » ) Les humains participe a l’harmonie cosmique du Cercle magique, mais chacun doit acquérir la connaissance, et c’Est l’affaire de toute une vie. Afin d’orienter cette quête, les Indiens des Plaines divisent le Cercle magique en quatre forces ou quartiers. Le chiffre 4 est reconnu presque universellement par les tribus Indiennes d’Amérique du Nord comme un symbole d’une grande puissance et d’une grande importance.

 

Les quatre directions du Cercle sont les points cardinaux : le nord, le sud l’est et l’ouest. La Sagesse se trouve au Nord. La couleur symbolisant le nord est le blanc, l’animal s’y rattachant est le bison. Le nord nous donne force et endurance. Le sud est la partie de l’Innocence et de la Confiance. Il est représenter par la souris, et sa couleur est le vert. Le sud apporte la chaleur. L’ouest, c’est l’Introspection, le lieu favorable a la méditation. L’ouest est noir, son signe est l’ours et son don, la pluie. L’est porte le signe de l’aigle. C’est le lieu de l’Illumination, et sa couleur est l’or du Soleil levant et de son étoile du matin. L’est donne la paix et la lumière.

 

            Le Cercle magique peut se comprendre de diverses façon. En fait, il y a autant de perspectives ou de manières de saisir le noyau central, ou sens de la vie qu’il y a de point sur la circonférence du cercle. Les quatre points cardinaux représente quatre mode de perception bien distincts, dont chacun n’est plus important ou riche que les autres. Il faut toujours recourir au quatre modes pour connaître intégralement sa propre nature par rapport au monde ambiant. La vision de la réalité ne sera jamais que partielle si l’ont s’en tient seulement a un, deux, ou même trois points de vue.

 

            Par exemple, quiconque possède le don du nord mais n’as pas reçu celui des autres directions aura une intelligence froide et distante, dénuée de toute chaleur humaine. Inversement, l’innocence donnée par le sud ne suffit pas non plus, car elle limite le champ de vision au monde environnant. Cette myopie de la sourie sert pour réunir des objet ( ou des idées), mais il faut beaucoup plus pour comprendre les relations et correspondances entre les choses. De même, la clairvoyance que donne l’est peut faire obstacle au sentiment de proximité des réalités d’ici-bas, et la sombre introspection venue de l’ouest peut conduire a une constante indécision et a l’incapacité d’agir.

 

            Toute personne commence son itinéraire terrestre a l’un des quatre points cardinaux et reçoit en partage le mode de perception qui le caractérise et qui demeura pour elle, tout au long de sa vie, la manière la plus facile et la plus naturelle de comprendre les choses. Toutefois, on ne doit pas en rester la, car il est essentiel de chercher a connaître chacun des quatre grande voies. C’est a cette seul condition qu’on peut atteindre l’équilibre et la plénitude que confère le Cercle magique. C’est a cette condition seulement qu’on peut avancer dans la connaissance de soi et s’ouvrir a toute vraie connaissance.

 

            Pour bien comprendre le sens du Cercle magique chaque personne doit aussi savoir que sa vie sera traversée par quatre collines : L’Enfance la Jeunesse, la Maturité, et le Vieil Âge. Ces quatre étapes de la voie initiatique sont rituellement célèbre comme étant les principaux moment de l’existence individuelle et elles correspondent aux quatre directions ou quartiers du Cercle de la Vie. La première colline se trouve au Sud, lieu de l’innocence et de la confiance ou l’enfant est accueilli par la Vie. La deuxième, située a l’ouest, lieu de l’introspection, représente l’époque de la Vigile solitaire du jeune, de sa quête de la Connaissance. Au cours du premier apprentissage, les Forces de la Nature lui sont relevées, et surtout ce qui, chez elles, s’adresse directement a la jeunesse. Tout se passe comme s’il trouvait enfin son point de départ dans le Cercle magique, et ce point marque le début de la route sur laquelle son expérience personnelle le guidera vers le pays de la connaissance.

 

            A colline de la Maturité s’étend au Nord et représente l’actualisation des aptitudes de l’être humain et la réalisation des ses vœux. C’est le lieux de la Reconnaissance ou la poursuite de la sagesse motive et alimente toutes les actions. Une profonde sympathie s’y développe pour la vie elle-même et ses multiples manifestations.

 

            La dernière collines est celle du Vieil Âge que le rituel consacre comme le lieu du Chant ultime, du Regard rétrospectif et du Départ pour l’Au-delà. Située a l’est, elle symbolise la vie réflexive et méditative des vieilles gens qui ont su apprivoiser les mystère de la douleurs et de la joie et qui, de ce fait, sont les plus qualifiées pour instruire les jeunes. Les vieillard sont vénéré non seulement pour leur sagesse, mais aussi parce qu’ils ont réussi a gravir les quatre colline de la vie. Fidèle a l’image du cercle en tant qu symbole de la plénitude, l’épanouissement sera d’autant plus complet qu’on aura maîtrisé les quatre voies. C’est pourquoi les personne âgées sont des puit de sagesse et méritent d’être respectées pour leur supériorité spirituelle.

 

            Il existe plusieurs autres manières de concevoir la décision du cercle en quartier comme principe d’organisation. Outre l’espace terrestre partagé en quatre, le nord, le sud, l’est et l’ouest, et les quatre collines marquant le cours de l’existence humaine il y a le Temps qu’on divise aussi en quatre : le jour, la nuit, la lune et l’année. On divise également les plantes en quatre éléments : la racine, la tige, la fleure et le fruit. Les animaux sont pareillement groupés en quatre catégories selon qu’ils rampent, volent, marchent a quatre pattes ou sur deux jambes. Il y a quatre entres célestes, le firmament, le soleil, la lune et les étoiles, et quatre vents « qui se déplacent a la périphérie du monde ». Les quatre traits masculins dominants, le courage, la volonté la générosité et la fidélité  corresponde aux quatre traits féminins, la diligence, l’hospitalité, la loyauté et la fécondité. Un tel principe d’agencement des complexité de la vie autour du nombre symbolique « 4 » permet de situé et de comprendre clairement la place de l’homme dans la nature.

 

            Il serait vain d’essayer de trouver ce que signifie exactement le Cercle de la Vie, ou Cercle magique. Ce dernier est le cosmos tout entier et il recèle toutes les métamorphoses, la Vie, la mort, la naissance et le savoir. C’est le Cycle sans fin de toutes les choses qui existent et , pour ceux qui cherche  a comprendre, le cercle est leur miroir. Pour traduire fidèlement les réalité sensibles, il ne suffit pas de mémoriser des histoire qu d’étudier des rites anciens. Le Cercle magique enseigne avant tout que la vie évolue et change sans cesse et que la véritable connaissance réside dans un questionnement infatigable et dans la maîtrise et l’expérience vécue de chacune des quatre grandes voies.

January 12

Deuil

"Dans notre chemin de vie, il n'est pas d'évolution sans larmes et sans douleur. Seul le deuil de ce que nous n'avons pas vécu ou mal-vécu peut donner vie a une autre vie. Nous ne devons pas craindre de perdre ce qui nous aurais ammener à nous perdre."
 
d'un auteur inconnu...
January 04

Dans tes Yeux Sans Peur

La vision du guerrier solitaire

 

Dans le plus haut des cieux, aux confins de la Terre,

Des abysses sans fin jusqu'aux flammes de l'Enfer,

Par delà l'Océan, bien après les montagnes,

Aux croisées des chemins soufflait un vent de hargne.

 

J'ai conquis bien des places, incendié des cités,

Pris d'assaut des donjons et rit des déités.

Un saccage dément dans mon rôle d'amant,

Au visage fermé et aux larmes de sang.

 

J'ai dépecé des coeurs et empalé des âmes,

Nettoyé mon épée dans des fleuves de larme.

De ma lance raisonne le chant de ma folie,

Armure et bouclier déformés par la Vie.

 

Dans les puits du destin ou s'écoule mon venin,

 Je fuyais la Lumière, l'éspérance d'un demain.

Je cultivais le mythe de mes désillusions,

Perdu dans les miroirs d'amour sans passion.

 

Le diamant de l'âme et les beautés du coeur,

Ne se révéleront que dans tes yeux sans peur.

Et dans la lumières de ses reflets magiques,

Mes armes flamboyantes deviendront pacifiques.

A tes pieds,Ô ma reine, je dépose les armes,

Je veux te conquérir mais sans cris ni sans larmes.

J'ai vu dans tes beaux yeux cette lueur sans peur,

Un éclat étoilé de promesse de bonheur.

 

C'est le poids de l'Amour qui étouffe ma démence !

A ses pieds, sous son trône, j'implore la clémence,

De celle qui a su, sans aucune pitié,

Transformer le guerrier en paisible fermier.

 

Mon épée émoussée devient soudain caresse,

Et ma lance glorieuse ne tue ni ne blesse.

Mon armure se transforme en jardin somptueux,

Mon fidèle bouclier en un cœur d'amoureux.

 

Je t'offre mon cœur nu et mon âme repentie,

Faisons taire le Passé et toute cette lie.

Chevauchons vers demain, au loin, vers l'horizon,

Coeurs et âmes liés, vivant à l'unisson.

December 22

Masko Onimihowin

Masko Onimihowin


E Kitcitaw kicikak

Ka niminano

 E Arimi kicikak

Ka niminano

Otci Kitaskino

Otci Kirano

Kitci Mirikowikw

Maskohisiwin

Itew: Masko !
 
par Kwetcitc
Lise Coocoo

traduction
 ******
 
La Danse de l'Ours

"Aux jours de bonheur
Entrons dans la danse

Aux jours de malheur
Entrons dans la danse
 
Pour notre Mère Terre
Pour notre peuple
 
Afin de recevoir
la force"
Dit l'Ours
December 16

Pourquoi Dieu tolère-t-il tout cela?

 
  • Dieu n'attend rien de nous(…). Ni au ciel, ni ailleurs il n'est de tribunal. En nous seuls sont nos juges, et nos propres bourreaux, et nos mauvais larrons.

Henri Gougaud

  • Je suis profondément convaincu, que la vérité de Dieu n'est pas plus mystérieuse que la vérité scientifique. Mais nous sommes intoxiqués par les fumées d'encens dressées comme un rideau stratégique entre Dieu et les hommes

René Barjavel

  • La beauté est une des rares choses qui ne font pas douter de Dieu

Jean Annouilh

  • C'est une absurdité, c'est un outrage au genre humain, c'est un attentat contre l'Être infini et suprême de dire : il y a une vérité essentielle à l'homme, et Dieu l'a cachée

Voltaire


  • La souffrance et aussi la joie ne cessent de frapper à la porte, pour encourager, pour secouer en vue d'un réveil spirituel. L'espace de quelques secondes, l'être humain se trouve alors très souvent délié de toutes les mesquineries de la vie quotidienne et plein de pressentiments ressent dans le bonheur comme dans la peine la liaison avec l'esprit, qui flue à travers tout ce qui vit.

  • Dieu ne veut aucune souffrance de son peuple ! Il veut uniquement joie, amour, bonheur ! La voie dans la Lumière ne peut pas être différente. La voie vers la Lumière n'a de pierres que si l'être humain les y a d'abord placées.

    Abd-ru-shin

December 12

La Leçon du papillon

 
Un jour, apparut un petit trou dans un cocon ; un homme, qui passait par hasard, s'arrêta et passa des heures à observer le papillon, qui s'efforçait de sortir par ce petit trou. 
Après un long moment, on eût dit que le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On eût dit que le papillon avait fait tout ses efforts, et qu'il ne pouvait plus rien faire d'autre.

Alors l'homme décida d'aider le papillon : il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi ; ses ailes peu développées bougeaient à peine.

L'homme continua à observer, pensant que, d'un moment à l'autre, les ailes du papillon s'ouvriraient et seraient capables de supporter le poids de son corps pour qu'il prenne son envol. Il n'en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son corps maigre et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l'homme, avec son geste de gentillesse et son intention d'aider, n'avait pas compris, c'est que le passage par le trou étroit du cocon et le temps laissé pour la maturation des échanges à l'intérieur de la chrysalide étaient les conditions nécessaires pour que le papillon transmette le liquide de son corps à ses ailes de manière à avoir assez de force pour être en mesure de voler. C'était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer.

Parfois, le temps, l'effort et la patience sont exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie. Si l'on nous permettait de vivre toute notre vie sans rencontrer d'obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler de nos propres ailes.
December 05

Parole des chefs

 

Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n'étaient pas sauvages à nos yeux.

C'est seulement pour l'homme blanc que la nature était sauvage, seulement pour lui que la terre était "infestée" d'animaux sauvages et de peuplades "barbares".

Pour nous, la terre était douce, généreuse, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.

Ce n'est que lorsque l'homme poilu de l'Est est arrivé et, dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nous et les familles que nous aimions, qu'elle nous soit devenue "sauvage".

Lorsque même les animaux de la forêt commencèrent à fuir à son approche, alors commença pour nous "l'Ouest Sauvage".

 Luther Standing Bear (Chef sioux oglala)

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Qu'est ce que la vie ?

 

C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.

 

C'est le souffle d'un bison en hiver.

 

C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.

 

 Crowfoot (chef des Blackfeet)

 

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Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre et des bisons, des daims, des antilopes et autre gibier.

 

Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre.

 

Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.

 

Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

 

Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez, nous ne vous gênons nullement.

 

Mais à nouveau vous nous dites pourquoi ne devenez-vous pas civilisés ? 

 Nous ne voulons pas de votre civilisation !

 

Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux.

Crazy Horse (chef des Sioux Oglalas)

 

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Je ne comprenais pas alors tout ce qui c'est achevé là.

 

Quand je regarde maintenant vers le passé du sommet de mon vieil âge, je peux encore voir les femmes et les enfants étendus, massacrés, les corps jonchant le sol du ravin.

 

Je les vois aussi clairement que lorsque je les ai vus avec mes yeux encore jeunes, et je peux voir qu'autre chose est mort dans cette boue sanglante, enseveli dans la tourmente de neige, le rêve d'un peuple à été brisé là.

 

C'était un beau rêve, et moi à qui une si grande vision a été donnée dans ma jeunesse, vous me voyez maintenant comme un vieil homme pitoyable qui n'a rien fait, car le cercle de la nation est brisé.

 

Il n'y a plus de centre depuis longtemps et l'arbre marqué d'une cicatrice est mort.

 

 Black Elk (Chef Sioux) survivant du massacre de Wounded Knee

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Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle.

Il en est ainsi parce que le Pouvoir de l'Univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.

Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation et tant qu'il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré.

Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle.

Le cercle est rond et j'ai entendu dire que la Terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi.

Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre.

Le soleil s'élève et redescend dans un cercle.

La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre.

Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient.

La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut.

Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.

Elan Noir, indien sioux oglala

 

 

December 02

Je n'aimais pas, j'étais amoureux de l'amour par St-Augustin

Je n'aimais pas, j'étais amoureux de l'amour

Je vins à Carthage, où bientôt j'entendis bouillir autour de moi la chaudière des sales amours. Je n'aimais pas encore, et j'aimais à aimer; et par une indigence secrète, je m'en voulais de n'être pas encore assez indigent. Je cherchais un objet à mon amour, aimant à aimer; et je haïssais ma sécurité, ma voie exempte de piéges. Mon cœur défaillait, vide de la nourriture intérieure, de vous-même, mon Dieu; et ce n'était pas de cette faim-là que je me sentais affamé; je n'avais pas l'appétit des aliments incorruptibles : non que j'en fusse rassasié; je n'étais dégoûté que par inanition. Et mon âme était mal portante et couverte de plaies, et se jetant misérablement hors d'elle-même, elle mendiait ces vifs attouchements qui devaient envenimer son ulcère. C'est la vie que l'on aime dans les créatures.

Je souillais donc la source de l'amitié des ordures de la concupiscence; je couvrais sa sérénité du nuage infernal de la débauche. Hideux et infâme, dans la plénitude de ma vanité, je prétendais encore à l'urbanité élégante. Et je tombai dans l'amour où je désirais être pris. Ô mon Dieu, ô ma miséricorde, de quelle amertume votre bonté a assaisonné ce miel ! Je fus aimé, j'en vins aux liens secrets de la jouissance, et, joyeux, je m'enlaçais dans un réseau d'angoisses, pour être bientôt livré aux verges de fer brûlantes de la jalousie, des soupçons, des craintes, des colères et des querelles.

Les Confessions (vers 400), livre III, chap. 1er,
Saint Augustin (354-430)

Mauvais Goût dans la bouche

Mauvais goût dans la bouche
 
Ce goût que l’on a après s’être enivré jusqu’en perdre le Nord
Ce goût que laisse cette impression du Vrai, aussi futile soit-il
Ce goût que laisse l’illusion d’allégeance démasqué
Ce goût que l’amour laisse après avoir consumer la passion.
Ce goût que la passion laisse après avoir guidé les actes insouciantes
Ce goût que laisse le vide comprimé en une image hideuse
Ce goût qui dans notre bouche tourne et retourne sans cesse jusqu'à envahir le corps en entier
Oh Amertume, transforme toi en ange rédempteur avant que tu me change en un démon cynique
November 04

En-dessous et au-dessus

En-dessous et au-dessus

 

En-dessous et au-dessus

L’envers et l’endroit

Le tout de cet univers

L’immense et l’étroit

Est-ce ce que tu as vu?

Est-ce ce que tu as entendu?

La Chose et son contraire

Le revers de l’apparent

Le tout de cet univers

Les correspondances et le Néant

Le trop plein de l’agitation

Sa vacuité, son étroitesse

Les affres de la perception

L’illusion de la sagesse

Est-ce ce que tu as vu?

Est-ce ce que tu as entendu?

Dans les pierres gravées

Dans l’esprit sculpté

Au-delà de l’envers

Au détour de l’endroit

Où les contraires se rencontrent

Les impossibles se marient

Effectuent une danse

En l’honneur du pitre et du roi

Pour saluer la Mère

Et appelé dans l’odeur rance

La bonté du père

En-dessous et au-dessus

Enfin qu’as-tu vu?

Dans l’endroit et l’envers

L’immense et l’étroit

Par delà les étoiles

Et derrière le dernier voile

Qu’as-tu entendu?

Nous est-il permis de voir?

Nous est-il permis de savoir?

October 20

Grâce à notre Terre Mère

Rends grâce a la Terre, cette grâcieuse Mère, puisque c'est grâce a elle que nous somme la. Voici un petit texte de Rûmi qui lui rend bien hommage.

 

"Dès l’instant ou tu vins en ce monde de l’existence, une échelle fut placé devant toi pour te permettre de t’enfuir. D’abord tu fut minéral, puis tu devins plante ensuite tu devins animal. Comment l’ignorais-tu? Puis tu fais Homme doué de connaissances, de raisons, de Foi. Considère ce corps tiré de la poussière quel perfection il a acquise. Quand tu auras transcendé la condition de l’Homme du deviendras sans nul doute un Ange. Alors tu en aura fini avec la Terre, la demeure sera le Ciel, dépasse même la condition angélique, pénètre dans cet océan afin que ta Goutte d’eau puise devenir une Mer. Car la Fête de l’Action de Grâce remonte a la Nuit des Temps. C’étais la Fête de la Terre Mère,  féconde, abondante, généreuse, la Fête de l’Automne. À l’époque de l’Action de Grâce pour en recueillir,  récolter, engranger les fruits de la Terre, c’est le moment de remercier la Mère."

 

Rûmi
(1207-1273)
October 17

La Peur du Changement vs. le Changement de la Peur

La peur du changement, la peur de l’inconnue

La Peur  de ce qui devient entraîne une rigidité, une résistance

Aller avec ce qui devient c’est vivre, c’est aussi se renouveler
La résistance entraîne une usure, une souffrance,

La non-résistance c’est l’adaptation au moment présent
Tel l'eau qui suis le lit de la rivière

Plus on s’adapte, mois on souffre, plus on avance

L’attitude juste…. c’est de faire qu’UN avec ce qui devient
C'est dire "oui" a ce qui est

Puisque vivre c’est changer

 

Tout est toujours en transformation,

Tout est toujours en devenir

Le Changement est le concept le plus stable

 

 

-Si tu veux changer, commence par devenir ce que tu es
Nietzsche

September 29

Rosée crucial

*Petit poème d'un ami
 

Rosée cruciale

Le voile d'amertume tombe
Et la tristesse est fécondée

Nul enfant ne naît par ses propres pores
Sous la voûte d'une étreinte prolongée
Ruisselle la douce voix à venir

La nuit replonge dans l'aube
Et la pluie remonte vers sa source

Tout va et vient d'un seul mouvement, calculé et précis

-David Veilleux, jeudi 29 septembre 2005, 3h33

August 05

LE CHANT DU MAÏS

 
Chez les Indiens Hopis, peuple vivant dans les régions arides de l’Arizona et du Nouveau-Mexique («hopi» dans leur langue signifie «pacifique»), un personnage mythologique, du nom de Kokopelli, est associé à la fertilité et à la germination.  
Les autres peuples indiens le connaissent souvent comme «le Joueur de flûte bossu». Sa silhouette unique a été peinte au fil des siècles sur de nombreuses pierres et poteries des deux Amériques. Pour beaucoup, la bosse de son dos est un sac de semences qu’il sème à tous vents. Quant à sa flûte, elle est la source de l’esprit insufflé dans chacune des graines.

John Kimney, ethnobotaniste, nous raconte ce qu’il a vécu lorsqu’il était alors l’hôte de David Monongye, chef religieux et ancien de la tribu des Hopis :

C’était le mois de juillet, il y a plusieurs années de cela, et j’étais invité pendant quatre semaines à Third Mesa, dans le pays Hopi. Cela faisait trois semaines qu’il n’avait pas plu et les terres suffoquaient sous l’emprise des chaleurs torrides. C’était le milieu de la journée et mon hôte s’était assoupi paisiblement dans la fraîcheur de sa maison de pierre. Je ne pouvais pas rester en place. Je fermai doucement la porte, moustiquaire derrière moi, et je m’enfonçai dans la chaleur de la kisnovi, la place du village.

Je cherchai du regard à déceler un quelconque mouvement, mais tout était aussi calme qu’à minuit. Seul un chien remua pour ne rien perdre du peu d’ombre de midi. Tout le reste du village semblait respecter le rituel de la sieste profonde que Tawa, le Père-Soleil, leur imposait quotidiennement. «Juste les chiens fous et les Anglais au soleil de midi», murmurai-je d’un ton rêveur.

Je ne savais même pas où j’allais en descendant le bord de la «mesa», sur un sentier qui avait été, il y a longtemps, comme picoré dans les roches tendres, durant des jours plus frais.

Lorsque j’atteignis le bas de la falaise, je vis un lézard qui se faufilait hâtivement sur un chemin poussiéreux. Je le suivis alors, comme si cette créature me guidait. Après une marche d’environ un quart d’heure, le sentier bifurqua soudain vers le nord, autour d’un tas d’éboulis. Avant que je puisse voir de l’autre côté des rochers, j’entendis faiblement une voix qui chantait. Je ralentis mon pas et risquai un regard.

Il y avait devant moi une étendue de maïs, la plus vaste qu’il m’ait été donnée de contempler dans cette région. Je ne voyais encore personne, mais le chant devint plus clair.

Je devinai que c’était la voix douce et puissante d’un vieillard. Mais où était-il donc ? J’attendis encore quelques minutes, en écoutant ce champ de maïs qui chantait. Et puis soudain, des touffes vertes, émergea une tête blanche qui, au fil des rangs, se mouvait lentement sans cesser de chanter. Je pris tout à coup conscience de ce que mes yeux voyaient. Ce champ de maïs, en plein milieu de l’été, était magnifique et luxuriant. Il y avait à peu près une douzaine d’épis qui mûrissaient dans chaque touffe, et une évaluation rapide m’indiqua qu’il y avait sans doute 1200 touffes de plants de maïs.

Le sol était sec et parcheminé à la suite de la longue sécheresse et, cependant, le maïs ne montrait que peu de signes de flétrissement, contrairement aux autres champs que j’avais pu observer tout autour du village.

Les plaintes que j’avais entendues de la part des fermiers vivant près de la maison où je demeurais m’avaient laissé penser que tout le maïs dépérissait de soif. Pourtant, ce champ semblait tout juste avoir été béni par la pluie !

Je remontai tranquillement le long du chemin menant au village, sans être vu par le vieillard. Mon hôte était éveillé et il me demanda où j’étais allé. Lorsque je lui expliquai ce que j’avais vu et entendu, l’intérêt qu’il témoignait pour l’objet de mes errances se transforma en sourire amusé.

«Je vois que tu as trouvé le champ de Titus», dit-il en émettant un petit rire étouffé.

«Mais pourquoi ce champ est-il si resplendissant ? Possède-t-il une source d’eau secrète ?» Grand-père se contenta de rire. «Bien sûr que non. Mais il possède Navoti.»

«Qu’est-ce que cela ?» demandai-je en pensant que peut-être il existait un fertilisant secret accessible seulement à certains clans.

«Il possède la Voie Hopi», m’expliqua Grand-Père, après une pause pensive. «Il connaît les vieux chants qui rafraîchissent ses enfants maïs. Il récite ses prières correctement pendant le semis. Et, ce qui est plus important que tout, il sait qu’il ne faut pas se faire du souci, car l’angoisse nuit aux plantes tout autant que la sécheresse. Plutôt que d’angoisser ses enfants, ce qui les rendrait nerveux, il va vers eux dans la chaleur du jour et il leur chante les vieux chants qui sont, pour ses enfants, source de courage».

«Mais, Grand-Père, les autres hommes s’aperçoivent sûrement de la différence de son maïs. Pourquoi n’apprennent-ils pas ses chansons et pourquoi ne chantent-ils pas pour leur maïs ?»

Mon vieux maître Hopi soupira. Cela ne servirait à rien. Navoti ne vit plus dans les semences des autres».

A la fin de ce mois important que je passai sur la «mesa», je repartis en voiture vers le nord, en longeant la vallée de Rio Grande, pour rejoindre Taos, la ville où je demeurais. Lors de mon passage à travers chacun des dix-neuf villages, je ressentis comme un appel. Je m’aperçus, peut-être pour la première fois, combien peu les anciennes cultures étaient pratiquées, même la luzerne.

Il me sembla que c’étaient les semences qui m’appelaient. Je pris conscience que la source de la force que je ressentais était piégée dans les appentis, dans les pots de terre, dans les boîtes de café et dans les seaux remisés dans les coins sombres ; elle l’était également dans les vieux tapis de maïs tressé.

Les graines qui m’appelaient étaient les vieilles graines, récoltées avant la venue des supermarchés, avant la venue des petits sachets en aluminium que l’on trouve sur les étagères des boutiques au début de chaque printemps.

C’étaient les graines dont Grand-Père m’avait parlé, celles qui possédaient encore le Navoti des âges passés. Après quelque cinquante années, leur vitalité était intacte. Le climat sec des hauts plateaux avait favorisé la conservation d’un ancien pouvoir qui était vivant à l’époque où les hommes chantaient pour leurs plantes. C’était vers moi maintenant que ces semences envoyaient leurs chants dans l’espoir d’être entendues avant de s’évanouir pour toujours dans l’oubli.


Extrait de «The first Ten Years» 1986
Seed Savers Exchange.
Traduction
Dominique Guillet

SAGESSES AMÉRINDIENNES : Retrouver nos racines

Quel garçon n’a rêvé d’avoir la sagesse, l’aisance naturelle des anciens Indiens d’Amérique, de pouvoir, comme eux, lire les empreintes, imiter le chant des oiseaux… de pouvoir comprendre le langage des animaux !
 
À l’âge où l’on transporte des grenouilles dans sa poche, j’avais le bonheur d’avoir au bout de ma rue quelques prés en friche bordés de fruits sauvages, une forêt aux grands arbres, sombre même en plein jour. Lorsque je cheminais dans les hautes herbes mouillées de rosée, les matins d’été, et que toutes sortes de grands oiseaux s’envolaient à mon approche, je croyais intensément à la beauté de ce monde.



Chants d’oiseaux, traces de pas, dessins des nuages… Apprendre à lire les signes de ce grand livre vivant me semblait le plus beau des apprentissages.

Un peu plus tard, à l’âge où j’ai commencé à fréquenter les bibliothèques et les librairies, j’ai appris que cette union intime avec la nature – ce rêve amérindien – tenait beaucoup du mythe, qu’il appartenait au domaine des contes de l’enfance. Et pourtant… Mon sentiment d’affinité un peu naïf et mon respect pour les sagesses amérindiennes, nés d’abord d’une expérience directe de la nature, quoique modeste, allaient bientôt être renforcés par mes lectures. Je n’étais, bien sûr, pas le seul à partager ce respect. Les auteurs qui s’intéressaient aux Indiens d’Amérique avaient été, eux aussi, des enfants émerveillés par la nature.



«Et nous restons confondus devant ces bribes de voix et ce qu’elles laissent présager de leur spiritualité», nous dit Michel Piquemal dès la première page de ses Paroles indiennes.(1) «Savoir s’intégrer respectueusement à l’univers des forêts ou des plaines, savoir reconnaître l’étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie… voilà l’essentiel de leur philosophie.»



Voici le premier texte que nous offre ce recueil : «Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.»



On voudrait tout citer de ce livre. Ceci, par exemple : «Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font, cependant. Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui, c’est que les Blancs n’écoutent pas. Ils n’ont jamais appris à écouter les Indiens, aussi je doute qu’ils écoutent les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.»

Ou cet extrait d’une prière ojibwa : «Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères, mais afin d’être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.»



Il n’y a pas que dans les livres «sérieux» qu’on peut trouver des reflets de ces connaissances anciennes. L’auteur américain, Tony Hillerman, situe l’action de ses romans policiers en territoire indien, nous faisant ainsi mieux connaître les traditions navajo et hopi. Dans l’un d’eux,(2) nous assistons à une danse traditionnelle hopi où les participants, des «clowns sacrés», font tout de travers. «Tout cela est symbolique», nous explique l’un d’eux. «Comparés à ce que notre Créateur voulait que nous soyons, tous les hommes sont des clowns. Et c’est ce que nous faisons, nous autres koshares. Nous nous livrons à des pitreries pour que les gens se souviennent. Pour qu’ils rient d’eux-mêmes.»

Une femme, écrivain contemporain, nous parle de l’enseignement transmis par ses grands-parents : «Les enfants de la cinquième génération ont reçu de leurs aïeuls le devoir particulier de rallumer le Feu Sacré de la Sagesse, en invitant les gens à voir les effets de nos pensées et de nos actes sur la terre, sur nous-mêmes, les uns sur les autres, et sur les générations futures.» «Tu as le devoir spirituel d’être heureuse», disaient-ils. (3)



Leo W. Simmons, un Hopi, nous parle aussi de l’enseignement de son grand-père. «Il m’a conseillé de chasser de moi toute mauvaise pensée, de faire face à l’est, de regarder le beau côté de la vie et d’apprendre à offrir un visage radieux même si je suis malheureux.»(4)



Si les valeurs que l’on reconnaît dans ces textes et ces traditions nous touchent, c’est qu’elles ne sont pas limitées à ces seuls peuples. Elles sont universelles. Mais elles sont souvent oubliées par les civilisations qui se sont éloignées de la nature à cause de leur développement technologique et de la domination de l’intellect. Pendant l’enfance, nous bénéficions de ce lien merveilleux avec la vie que procure la capacité d’émerveillement. «Le monde de l’enfance est frais et beau. Mais pour la plupart d’entre nous, malheureusement, cette vision claire, cette intuition pour tout ce qui est beau et étonnant s’affaiblira ou s’éteindra avant même d’avoir atteint l’âge adulte.»(5) Pourtant, cela n’a aucune raison d’être. Malgré le développement de l’intellect nécessaire à notre vie sur terre, nous aurions dû conserver la prédominance de l’intuition qui nous relie à notre esprit et à l’aide d’en haut…



Normand Charest

 

 NOTE DE BAS DE PAGE :

1 - Michel Piquemal, Paroles indiennes, textes indiens d’Amérique du Nord, coll. Carnets de Sagesse, Albin Michel, Paris, 1993.

2 - Tony Hillerman, Les clowns sacrés, roman, Rivages / noir, Paris, 1996.

3 - Dhyani Ywahoo, Sagesse amérindienne, traditions et enseignements des Indiens Cherokee, Éditions du Jour, Montréal, 1994.

4 - Margot Astrov, The Winged Serpent, American Indian Prose and Poetry, Beacon Press, Boston, 1992 (1946).

5 - Rachel Carson, The Sense of Wonder, HarperCollins, New York, 1998 (1956).

Ibis et sagesse, démons et pensées

 

Parler par images

Certains textes anciens, où les idées sont exprimées sous forme d'images, peuvent nous sembler bien obscurs, bien mystérieux. Certes, beaucoup de ces textes recèlent une grande beauté poétique et sont déjà, au moins à ce titre, d'une grande utilité. Mais leur but initial n'était pas uniquement poétique, et le fait d'en percer le mystère peut nous apporter un éclaircissement appréciable.

Ainsi, ces phrases : «Lui qui était plus sage que l'ibis sacré» et «Quand l'ibis portera la nouvelle dans les pays où on le tient encore pour sacré»(1) nous deviennent plus compréhensibles si l'on sait qu'à l'époque où elles furent gravées - au temps de l'Égypte ancienne - l'ibis était le symbole de la sagesse.

Cette façon de s'exprimer par images permet de noter des intuitions qui nous semblent importantes ou des notions nouvelles pour lesquelles nous ne possédons pas encore de termes précis. Il est vrai qu'à l'origine, tous les mots sont nés des images.


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(Ajout de Tawa)
Ca me fait penser a une partie d'un texte de Rudolph Steiner qui dit:"Notre langue, faite pour le monde sensible, ne peut exprimer que de très loin les choses qui ne sont pas de ce monde. Il faut pourtant avoir recours aux mots pour donner un idée de ces réalités et l'on n'y parvient qu'en prenant des comparaisons symbolique." C'est pourquoi il faut etudier le language symbolique pour comprendre, en parti du moin,  les enseignement des  initiés qui parle par symboles et énigme pour pousser le disciple a la réflexion profonde. Socrate posait toujours des questions et dès qu'il recevait un réponse, il relancait toujours par un autre question. Comme un muscle, Il faut s'entrainer à la réflexion pronfonde afin d'avoir un esprit vif et eveillé au lieux de "stagner" et d'avoir un esprit parresseux.
Bon assez divaguer... revenont a notre lecture pricipal...

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Parler par énigmes

C'est pourquoi les sages aimaient à s'exprimer par images, mais aussi par énigmes, parce que de cette façon, lecteurs et auditeurs devaient trouver en eux-mêmes, par une réflexion approfondie, le sens caché des paroles qu'ils leur offraient. Prenons d'abord pour exemple cet extrait du Tao-Te-King (attribué à Lao-Tseu(Taoisme)) : « Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait se tait », que l'on pourrait comparer à l'affirmation de Socrate : «Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien» ou à celle de Montesquieu : «Moins on pense, plus on parle». Nous retrouvons là sensiblement la même pensée exprimée en trois nuances différentes, chacune ayant toutefois le même effet de surprise chez l'auditeur, le forçant ainsi à la réflexion personnelle.

Tentons maintenant de saisir le sens de ce chant de Milarépa, poète tibétain du 11e siècle :

«Prendre les démons pour des démons, voilà le danger.

Savoir qu'ils n'existent pas, voilà le chemin.

Les comprendre "tels qu'ils sont", voilà la délivrance.

Les reconnaître comme père et mère, voilà leur fin.

Les admettre comme créations de l'esprit Et ils se changent en ornement.»(2)

Pour ce faire, aidons-nous d'un récit relatant la vie et l'œuvre de Lao-Tseu.(3) Au temps où ce précurseur vivait en Chine, les gens étaient terrifiés par les démons et les fantômes. On confiait aux prêtres et à leurs rituels le soin de les chasser, mais cela n'avait que peu d'effet.

C'était la mission de Lao-Tseu de montrer aux gens en quoi consistaient ces démons, dragons et fantômes qui les tenaient depuis si longtemps en esclavage et les empêchaient d'évoluer. Lui seul savait que ces monstres n'étaient, en réalité, que les formes nées des pensées humaines, des pensées de peur nourries et condensées depuis des siècles. Si on les reconnaissait comme telles et qu'on cessait de les craindre, celles-ci disparaissaient comme des ballons privés d'air puis-que l'on cessait ainsi de les gonfler, de les nourrir !

Sous cet éclairage nouveau, le sens de ce chant de Milarépa devient alors limpide :
- il nous faut savoir que les démons n'existent pas par eux-mêmes ;
- comprendre qu'ils sont les créatures de nos pensées ;
- reconnaître que nous en sommes les auteurs : leurs «père et mère» ;
– ils deviennent alors inoffensifs, de simples « ornements » !
– Qui est l'ennemi ?

En guise d'épilogue, Milarépa, poète des plus hauts plateaux, chante encore :
«Les ennemis conquis au dehors toujours se multiplieront.
Mais si tu les asservis en toi-même, ils disparaîtront.» (2)


Normand Charest

Références

1 - «Résonances des millénaires enfuis», Éditions du Graal, Paris, 2003.
2 - Marie-José Lamotte, «Dans les pas de Milarépa», Albin Michel, Paris, 1998 ; où l'on retrouve des chants de Milarépa traduits du tibétain par l'auteur.
3 - «Lao-Tseu», Éditions du Graal, Paris, 1989.
 
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